Cette nouvelle étude, publiée en juillet 2026 par le JRC (Centre Commun de Recherche de la Commission Européenne), apporte un éclairage intéressant sur les tendances observées dans 19 États membres et fournit des enseignements utiles pour les industriels concernés par le futur règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR).
Les emballages plastiques augmentent en Europe
Le JRC a développé un modèle permettant d’estimer les quantités d’emballages mises sur le marché à partir des produits de consommation commercialisés dans les différents pays européens. L’étude couvre 19 États membres, représentant plus de 97 % de la population de l’Union européenne.
Son principal constat est clair : entre 2011 et 2025, le plastique est le seul matériau d’emballage dont les volumes augmentent (+11 %), tandis que le verre, le papier-carton et les métaux restent globalement stables.
Cette évolution peut sembler paradoxale au regard des objectifs européens de réduction des déchets d’emballages. Elle s’explique toutefois par les performances techniques du plastique : faible poids, excellentes propriétés barrières, protection des aliments et prolongation de leur durée de conservation. Le développement du e-commerce, des portions individuelles et des emballages souples contribue également à cette tendance.
Quels enseignements pour les industriels?
Au-delà des chiffres, cette étude apporte un éclairage utile sur les futures exigences du règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR).
Le PPWR n’a pas pour objectif de supprimer un matériau au profit d’un autre, mais d’améliorer la performance environnementale des emballages. Les entreprises devront démontrer que leurs emballages sont limités au strict nécessaire, recyclables, intègrent des matières recyclées lorsque cela est requis et, lorsque cela est pertinent, compatibles avec le réemploi.
Cette étude rappelle aussi qu’un changement de matériau ne garantit pas, à lui seul, un meilleur bilan environnemental. Un emballage plus lourd peut augmenter les émissions liées au transport ou le gaspillage alimentaire. Toute démarche d’éco-conception doit donc s’appuyer sur une analyse globale des impacts.
Enfin, le rapport souligne que les futurs objectifs européens seront suivis à partir des emballages mis sur le marché, et non uniquement des déchets générés, une évolution importante pour les entreprises.
Retrouver l’étude complète ici
